Au salon Eurosatory 2026, Leonardo a levé le voile sur sa nouvelle Cyber Defence Suite, une architecture unifiée pensée pour sécuriser les systèmes critiques militaires dans un contexte où la menace cyber ne cesse de s’intensifier. Cette solution est conçue pour protéger aussi bien les véhicules blindés, les plateformes navales, les systèmes avioniques, que les infrastructures spatiales et leurs segments sol.
Un champ de bataille numérique devenu multidomaine
La guerre moderne se joue désormais sur plusieurs théâtres simultanément. Les forces terrestres, navales, aériennes et spatiales reposent sur des architectures numériques interconnectées, des réseaux de capteurs distribués et des systèmes de commandement et de contrôle toujours plus complexes. Cette interopérabilité, si elle renforce l’efficacité opérationnelle, élargit mécaniquement la surface d’attaque. Les vulnérabilités s’accumulent :
- communications instables,
- matériels vieillissants,
- exposition physique des plateformes,
- cyberattaques de plus en plus sophistiquées.
Les armées doivent donc disposer de capacités cyber avancées, capables de protéger leurs actifs stratégiques tout au long du cycle de vie des missions, y compris en conditions dégradées.
Une architecture fédérée : du stratégique au terrain
Pour répondre à ces défis, Leonardo propose une suite articulée autour de trois composantes complémentaires :
- la plateforme mondiale de cybersécurité
- la plateforme tactique de cybersécurité
- les cellules cyber déployées
1. Le niveau stratégique : la plateforme mondiale
Installée dans le centre de coordination des forces armées, elle assure :
- la veille mondiale des menaces,
- le renseignement cyber,
- les mises à jour continues,
- la centralisation des capacités de cyberdéfense via un tableau de bord unifié.
2. Le niveau tactique : la plateforme intermédiaire
Déployée sur les bases logistiques, elle :
- fait le lien entre le stratégique et le terrain,
- supervise plusieurs cellules cyber en opération,
- garantit la synchronisation avec le commandement, en mode connecté ou déconnecté.
3. Le niveau opérationnel : les cellules cyber embarquées

Présentes au plus près des plateformes, elles :
- assurent la cybersécurité locale, même sans connectivité,
- transmettent la télémétrie opérationnelle vers le niveau tactique,
- reçoivent les mises à jour de la base de connaissances depuis le niveau stratégique.
Cette circulation bidirectionnelle des données permet une cyberdéfense cohérente, réactive et continue, du centre décisionnel jusqu’aux unités déployées.
Une protection complète, du blindé au satellite
Conçue pour fonctionner en mode synchrone ou asynchrone, la Cyber Defence Suite protège :
- les véhicules blindés et systèmes terrestres,
- les plateformes navales,
- les systèmes avioniques,
- les infrastructures spatiales et leurs segments sol.
Leonardo propose ainsi une cyberdéfense unifiée, capable de sécuriser l’ensemble des systèmes critiques dans un environnement où la frontière entre opérations militaires et cybersécurité s’efface chaque jour davantage.






