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Crise du soufre : le choc venu du Moyen‑Orient

Image illustrant la perturbation du commerce du soufre due au blocage du détroit d’Ormuz, avec impact sur les engrais, l’agriculture et les métaux stratégiques.

La guerre au Moyen‑Orient provoque un nouveau choc sur les marchés mondiaux. Le blocage du détroit d’Ormuz et les frappes visant les infrastructures énergétiques iraniennes perturbent fortement l’exportation de soufre, dont près d’un quart de la production mondiale provient de la région.

Essentiel à la fabrication d’engrais phosphatés et à l’extraction de métaux stratégiques utilisés dans la transition énergétique, le soufre voit ses flux commerciaux quasiment interrompus. Aucun navire transportant cette matière première n’a pu franchir Ormuz depuis le début du conflit, selon plusieurs cabinets spécialisés.

Le prix du soufre, déjà multiplié par sept entre 2024 et 2026, reste orienté à la hausse. Les agriculteurs, déjà touchés par l’envolée du coût de l’urée et des hydrocarbures, redoutent une nouvelle flambée des prix des fertilisants. La région du Golfe, qui fournit jusqu’à 30 % des engrais mondiaux, n’a laissé sortir que six navires depuis fin février.

Cette pénurie menace à la fois la production agricole et les chaînes d’approvisionnement de métaux critiques, faisant craindre des répercussions sur les prix alimentaires et sur les industries liées à la transition énergétique.

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