Le Soros Economic Development Fund (SEDF), la branche d’investissement à impact d’Open Society Foundations, a annoncé un nouvel engagement de 5 millions de dollars dans le Working Capital Fund III (WCF III), un fonds de capital‑risque spécialisé dans les technologies visant à renforcer la transparence, la responsabilité et l’équité au sein des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Ce réinvestissement intervient dans le cadre de la première levée de fonds de WCF III, qui atteint désormais 31 millions de dollars, pour un objectif final fixé à 100 millions. L’opération s’inscrit dans la stratégie de SEDF en matière de droits humains et de justice économique, un domaine où les investisseurs à impact cherchent à accélérer la transformation des pratiques du secteur privé.
Des entreprises déjà identifiées comme pionnières
Le portefeuille de WCF comprend plusieurs acteurs reconnus dans le domaine de la technologie appliquée aux droits du travail :
- Ulula, récemment acquise par EcoVadis, qui collecte les retours des travailleurs via des outils mobiles dans des zones difficiles d’accès.
- Altana, licorne spécialisée dans la cartographie des chaînes d’approvisionnement et l’analyse des risques sociaux.
- Sitration, qui développe des solutions pour réduire les risques humains dans l’extraction de minéraux critiques.
Un signal fort envoyé au marché
Pour Georgia Levenson Keohane, PDG de SEDF, ce réinvestissement confirme la capacité du fonds à « déployer des capitaux catalyseurs pour transformer les chaînes d’approvisionnement et promouvoir la dignité du travail à grande échelle ».
De son côté, Ed Marcum, associé gérant du Working Capital Fund, estime que ce soutien « valide la vision du fonds » et démontre que la responsabilité sociale « constitue un avantage concurrentiel, non un coût ».
SEDF est accompagné dans ce tour de table par The Omidyar Group, la Fondation Minderoo, SAP, Stardust Fund, ainsi que d’autres investisseurs engagés dans l’impact social.






