L’or a connu un recul notable le 19 avril 2026, tombant à 4 760,35 $ l’once, soit une baisse de 1,51 % en une journée. Cette correction intervient dans un contexte où le détroit d’Hormuz, artère vitale du commerce énergétique, est redevenu un foyer de tensions. Les échanges de tirs entre forces américaines et navires iraniens ont suffi à faire bondir le pétrole… et vaciller l’or.
Pour autant, la tendance de fond reste spectaculaire : +38,61 % sur un an, un rythme que peu d’actifs peuvent revendiquer aujourd’hui.
Pourquoi l’or reste irrésistible
• Une inflation qui refuse de s’éteindre
La hausse des prix, alimentée par les chocs énergétiques successifs, continue de pousser les investisseurs vers les actifs tangibles. L’or, qui ne rapporte rien mais ne s’érode pas, retrouve son rôle traditionnel de rempart.
• Les banques centrales en embuscade
Les marchés anticipent encore des hausses de taux, ce qui pèse mécaniquement sur l’or. Mais les banques centrales, notamment asiatiques, continuent d’accumuler du métal, soutenant les cours.
• Une demande physique solide
En Europe comme en Asie, la demande en lingots et pièces reste soutenue. Les plateformes spécialisées confirment une activité intense, avec un prix en euros oscillant autour de 4 080 € l’once, soit environ 131 €/g
Perspectives : vers un nouvel âge d’or ?
Les modèles macroéconomiques anticipent un cours autour de 4 919 $ l’once d’ici la fin du trimestre, et jusqu’à 5 271 $ dans un an si les tensions géopolitiques persistent.
Certains analystes, plus audacieux, évoquent même la possibilité d’un or à 6 000 $ l’once d’ici 2026, dans un scénario où les banques centrales poursuivraient leurs achats massifs et où les conflits régionaux s’enliseraient.
Une conclusion qui s’impose : l’or, valeur refuge… mais pas sans turbulences
Le métal jaune confirme son statut de baromètre de la peur. Chaque incident dans le détroit d’Hormuz, chaque annonce de Washington ou de Téhéran, chaque frémissement sur les marchés obligataires se reflète instantanément dans son prix.
Pour l’investisseur, l’or reste un pilier de diversification. Mais un pilier qui, en 2026, danse au rythme d’un monde instable.







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