Le Comité de Bâle a publié, le 2 juin 2026, un rapport consacré aux pratiques de gestion des risques liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC) observées dans différentes juridictions. Dans un contexte où les systèmes numériques sont devenus le socle des opérations bancaires, le Comité souligne que les TIC constituent désormais un pilier central de la résilience opérationnelle, au même titre que les dispositifs de sécurité traditionnels. Les incidents non malveillants – pannes, erreurs humaines, défaillances techniques – représentent une part croissante des perturbations affectant les services critiques des banques, ce qui justifie une analyse approfondie de leur gestion.
Ce nouveau rapport complète les travaux antérieurs du Comité sur la cyber‑résilience en se concentrant spécifiquement sur les incidents TIC non intentionnels. Il documente un ensemble de pratiques mises en œuvre par les établissements financiers pour prévenir, détecter et gérer ces événements, ainsi que les approches réglementaires adoptées dans plusieurs juridictions. L’objectif est double : offrir une vision comparative des stratégies existantes et proposer une base de référence permettant aux banques et aux autorités de supervision d’adapter leurs propres dispositifs de gestion des risques.

Le Comité insiste sur l’importance de la robustesse des infrastructures numériques dans un secteur où la numérisation s’accélère. La dépendance croissante des banques aux technologies financières, aux systèmes automatisés et aux plateformes numériques renforce la nécessité d’une gouvernance rigoureuse des risques TIC. La résilience opérationnelle n’est plus seulement un enjeu technique : elle devient un impératif prudentiel, indispensable pour garantir la continuité des services essentiels et la confiance du public.
Au-delà des constats, le Comité de Bâle annonce qu’il poursuivra ses travaux d’analyse sur la transformation numérique de la finance. Il suivra notamment les évolutions des modèles d’intelligence artificielle et leurs implications pour la cybersécurité bancaire. L’essor de l’IA, des technologies financières et des infrastructures cloud crée de nouveaux défis, tant pour les établissements que pour les régulateurs. Le Comité entend donc maintenir un dialogue prudentiel actif afin d’accompagner les banques dans cette transition technologique rapide.
Ce rapport s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’une adaptation continue du cadre prudentiel aux risques émergents, dans un secteur où la stabilité dépend désormais autant de la solidité financière que de la résilience numérique.





