Les chaleurs n’en finissent plus, la nature souffre… et la politique française semble, elle aussi, avoir perdu quelques degrés de lucidité.
À l’approche de la présidentielle, la bataille fait rage. Mais, à écouter certains responsables du centre et de la droite, une question s’impose : se battent-ils réellement pour redresser la France ou simplement pour savoir qui terminera deuxième ?
Depuis des années, les mêmes responsables politiques se succèdent aux commandes de notre pays. Ils ont gouverné, ils ont décidé, ils ont dépensé… avec les résultats que nous connaissons : une dette qui explose, une fiscalité toujours plus lourde, des services publics en difficulté et des Français qui ont le sentiment de devoir toujours payer davantage.
Et maintenant, comme par magie, certains prétendent détenir les solutions pour sauver la France.
Il faudrait pourtant commencer par une chose simple : regarder la réalité en face.
La France n’a pas besoin d’un énième concours de circonstances pour espérer accéder au pouvoir. Elle a besoin d’un projet clair, courageux et assumé. Quand on prétend pouvoir redresser le pays, on ne devrait pas viser la deuxième place : on doit vouloir gagner pour changer réellement les choses.
Et pendant que les Français comptent leurs dépenses, l’État continue parfois de donner le sentiment de vivre dans un autre monde.
On nous explique que les caisses sont vides, que la France est lourdement endettée, qu’il faudra encore demander des efforts aux Français… mais dans le même temps, certains trouvent encore le moyen d’imaginer de nouvelles dépenses, de nouveaux projets et même de modifier ce qui n’a aucune urgence.
Quand on manque d’argent pour nos écoles, nos communes, notre sécurité, nos agriculteurs ou nos services publics, chaque euro dépensé doit être un euro utile.
C’est aussi cela, le bon sens que nous défendons à l’UDR de Eric Ciotti : arrêter de demander toujours plus aux Français et commencer par mieux gérer l’argent qu’on leur prend.
Comme maire, j’ai une chance : je vis au quotidien la même réalité que mes concitoyens. Je les écoute. Je connais leurs difficultés, leurs inquiétudes, mais aussi leur formidable capacité à faire preuve de lucidité.Et cette lucidité, je l’entends de plus en plus souvent :
« On nous demande toujours des efforts, mais quand est-ce que l’État
commencera par faire les siens ? »C’est une question légitime.
Nous devons retrouver une politique qui protège, qui décide et qui assume. Une politique qui respecte le contribuable, qui défend notre patrimoine, qui maîtrise la dépense publique et qui cesse de considérer l’impôt comme la variable d’ajustement permanente de l’incompétence.
Alors, ne baissons pas la garde. Contester les dépenses inutiles, ce n’est pas être contre la République. C’est au contraire défendre l’intérêt général.
À l’heure où chaque collectivité, chaque famille et chaque entreprise doit faire des choix, l’État doit lui aussi apprendre à choisir.
La France n’a pas besoin d’apprentis sorciers, de petits arrangements électoraux ou de nouvelles taxes.
Elle a besoin de courage, de bon sens et de responsabilité.
C’est cette France-là que nous devons reconstruire.
Pour une France qui travaille, qui produit, qui protège et qui décide.
Pour une France qui cesse de subir et qui recommence à choisir son destin.
Pour une France de l’Union des Droites pour la République.






