Enfant de la France rurale, Pierre‑Yves Bournazel a grandi dans le Cantal, loin des cercles d’influence et des codes feutrés de la politique parisienne. Rien, dans cette enfance simple et enracinée, ne semblait annoncer qu’il deviendrait un jour l’une des voix singulières de la droite progressiste à Paris, ni qu’il ambitionnerait un jour la mairie de Paris.
À 48 ans, l’élu parisien livre un récit d’une rare authenticité, où transparaît une lucidité peu commune sur la vie politique française. Il évoque les figures qui l’ont inspiré — Alain Juppé pour la rigueur, Bertrand Delanoë pour l’élégance politique — et celles avec lesquelles il n’a jamais trouvé d’accord, à commencer par sa « meilleure ennemie » Rachida Dati, aujourd’hui maire du 7ᵉ arrondissement, ou Nicolas Sarkozy, dont il conteste la ligne. Sans acrimonie mais sans détour, il dresse un portrait sans fard du microcosme politique parisien, de ses fidélités fragiles et de ses fractures profondes.

Il raconte aussi son amitié durable avec Édouard Philippe, son engagement d’élu local, ses combats au Conseil de Paris et à l’Assemblée nationale, ses succès comme ses revers électoraux. Il se confie sur l’héritage de son enfance rurale, sur le chemin intime — parfois difficile — de son orientation sexuelle, et sur ses convictions progressistes au sein d’une droite qu’il juge trop souvent tentée par les outrances ou les simplifications.
À l’heure où les populismes prospèrent et où la nuance semble bannie du débat public, Pierre‑Yves Bournazel esquisse une autre voie pour la capitale : celle de l’authenticité, de la fidélité à ses idées, du refus des caricatures. Une vision politique qui s’inscrit dans un Paris en quête de respiration, de modernité et de cohésion.
Son parcours, loin des postures, rappelle que la recherche du consensus n’est pas un renoncement, mais l’expression la plus aboutie d’une conviction profonde. L’itinéraire d’un homme libre, qui croit encore que la politique peut être un art du rassemblement.






