| Mike Bell, Head of Market Strategy, RBC BlueBay Asset Management |
- Investir dans les meilleurs titres, où qu’ils se trouvent : une approche internationale permet aux investisseurs en crédit investment grade (IG) de sélectionner les obligations qu’ils jugent les plus attractives, en tenant compte des coûts de taux de change ainsi que des perspectives de rendement des obligations souveraines et des spreads de crédit dans les différentes régions.
- Privilégier le rendement total plutôt que le seul rendement nominal : se concentrer uniquement sur les obligations offrant les rendements les plus élevés après prise en compte des coûts de couverture de change constitue une approche trop simpliste de l’investissement en crédit.
- Davantage de choix pour de meilleurs résultats potentiels : nous estimons que l’élargissement de l’univers d’investissement et l’accès à un marché plus liquide augmentent les chances d’obtenir, sur le long terme, de meilleurs rendements ajustés du risque.
La plupart des investisseurs britanniques privilégient encore largement les obligations investment grade libellées en livres sterling plutôt que le crédit investment grade mondial, alors même qu’ils adoptent une approche nettement plus internationale pour leurs investissements en actions.
Nous pensons pourtant qu’il est pertinent pour de nombreux investisseurs de diversifier leur exposition aux obligations d’entreprises libellées en livres sterling en l’associant à une exposition au crédit investment grade mondial, avec une couverture du risque de change.
Voici pourquoi :
1. Le risque de change peut être couvert : les investisseurs peuvent neutraliser efficacement le risque de change lié à l’investissement dans des obligations étrangères en mettant en place une couverture de change.
2. Réduire le biais domestique pour limiter le risque de récession : l’indice investment grade en livres sterling présente un biais en faveur des entreprises britanniques et européennes, au détriment des entreprises américaines. L’Europe et le Royaume-Uni ont connu des récessions sans pour autant provoquer de récession aux États-Unis, alors que les récessions américaines ont généralement entraîné des récessions en Europe et au Royaume-Uni.
3. Un univers d’investissement plus vaste et plus liquide : se limiter au crédit investment grade libellé en livres sterling réduit considérablement l’univers des émetteurs et des titres accessibles. Le marché mondial du crédit investment grade est également plus liquide, tandis que le marché britannique du high yield reste de taille limitée, ce qui réduit sa capacité à absorber sans difficulté les obligations ayant perdu leur notation investment grade, les fameux « fallen angels ».






