Dans un contexte où les épargnants cherchent à dynamiser leur patrimoine, l’investissement en actions attire de plus en plus d’investisseurs en quête de performance. Mais cette classe d’actifs, plus volatile que les placements réglementés, exige une bonne compréhension des mécanismes boursiers et des règles de prudence. Comment acheter des actions ? Quels réflexes adopter avant d’investir ? Décryptage.
Qu’est‑ce qu’une action ? Une part du capital d’une entreprise
Une action représente une fraction du capital social d’une entreprise. En en achetant, l’investisseur devient copropriétaire aux côtés d’autres actionnaires. Cette détention ouvre deux droits essentiels :
- un droit de vote en assemblée générale, proportionnel au nombre d’actions détenues,
- un droit aux dividendes, c’est‑à‑dire une part des bénéfices distribués.
Pour financer leur développement, les entreprises peuvent lever des capitaux en émettant des actions sur les marchés financiers. La valeur d’une action dépend alors de la confrontation entre l’offre et la demande, mais aussi des perspectives économiques et des résultats de l’entreprise.
Marché primaire et marché secondaire : deux circuits complémentaires
- Marché primaire : lieu d’émission des actions lors d’une introduction en Bourse ou d’une augmentation de capital.
- Marché secondaire : marché « d’occasion » où les actions déjà existantes s’échangent librement entre investisseurs. C’est là que se fixent les cours, sous le contrôle d’autorités comme l’AMF.
Avant d’acheter des actions : les bonnes questions à se poser
Investir en actions implique une prise de risque. L’investisseur doit accepter la possibilité de perdre tout ou partie de son capital. Plusieurs questions préalables s’imposent.
Êtes‑vous prêt à accepter la volatilité ?
Les cours boursiers fluctuent au gré :
- des cycles économiques,
- des résultats des entreprises,
- des crises géopolitiques,
- des mouvements de marché.
Certaines sociétés peuvent même faire faillite. Pour réduire le risque, la diversification est indispensable :
- entre plusieurs entreprises,
- entre différents secteurs (technologie, énergie, industrie…),
- entre zones géographiques.
Pouvez‑vous immobiliser votre épargne sur le long terme ?
L’AMF recommande un horizon d’investissement d’au moins cinq ans pour lisser les fluctuations et maximiser le potentiel de performance. L’investissement en actions doit s’inscrire dans une stratégie patrimoniale de long terme.
Quel temps consacrer au suivi de vos placements ?
Deux approches existent :
• Achat direct d’actions
L’investisseur choisit lui‑même les titres et doit suivre l’actualité économique, les publications de résultats et les tendances de marché.
• Investissement via des fonds
Les OPCVM (Sicav, FCP) ou les ETF actions permettent d’accéder à un portefeuille diversifié géré par des professionnels. Les ETF, en particulier, répliquent un indice (CAC 40, S&P 500…) avec des frais réduits et une grande accessibilité.
Comment acheter des actions ? Les démarches essentielles
Pour investir en Bourse, il faut ouvrir l’un des supports suivants auprès d’un intermédiaire financier :
- compte‑titres ordinaire,
- plan d’épargne en actions (PEA),
- assurance‑vie multisupport (via des unités de compte).
Achat direct : passer un ordre de Bourse
L’investisseur transmet un ordre d’achat ou de vente à son intermédiaire. Plusieurs types d’ordres existent (à cours limité, au marché…), chacun répondant à une stratégie différente.
Placement collectif : acheter des parts de fonds
L’intermédiaire financier permet d’acquérir :
- des parts de Sicav ou de FCP,
- des parts d’ETF actions.
Ces solutions offrent une diversification immédiate et un ticket d’entrée souvent plus faible.
Combien coûte l’achat d’actions ?
Contrairement aux livrets réglementés, l’investissement en actions génère des frais :
- frais de tenue de compte (compte‑titres, PEA, assurance‑vie),
- frais de courtage pour chaque ordre de Bourse,
- droits d’entrée et frais courants pour les fonds.
Ces coûts doivent être intégrés dans la stratégie d’épargne.
Quelle fiscalité pour les actions ?
Les dividendes et plus‑values sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux). L’investisseur peut toutefois opter pour le barème progressif si cela lui est plus favorable.






