Dans un paysage industriel en quête de renouveau, une figure se distingue par sa constance et sa vision : Maxime Delavallée. Il avance sans bruit, mais avec une détermination rare. Il porte l’idée que la mode doit se réconcilier avec le vivant, la matière et le temps long. Cette conviction donne à son parcours une cohérence singulière et une force tranquille.
Co‑fondateur et CEO de CrushON, il a fait de cette plateforme l’un des moteurs majeurs de la mode circulaire. Sous son impulsion, le réemploi textile devient une stratégie industrielle. Il transforme les usages, renouvelle les chaînes de valeur et redéfinit l’imaginaire de la mode. Cependant, son action ne s’arrête pas à l’entrepreneuriat. À la tête de la Fédération de la Mode Circulaire, qu’il préside, il rassemble des acteurs longtemps dispersés. Grandes maisons, jeunes pousses, recycleurs, commerçants, chercheurs et associations trouvent désormais un terrain commun. Il crée des ponts là où il n’y avait que des distances.
Son parcours académique explique en partie cette capacité à relier les mondes. Il a étudié à HEC Montréal, à l’Université McGill, à Sciences Po Paris et à l’Université de St. Gallen. Ces années ont façonné chez lui une compréhension fine des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Avant de lancer CrushON, il a travaillé à la Banque Mondiale comme consultant en politique fiscale. Cette expérience lui a donné une maîtrise rare des dynamiques macroéconomiques et réglementaires. Elle nourrit aujourd’hui sa manière d’aborder la transformation d’un secteur complexe.

Il transmet aussi cette exigence intellectuelle dans les salles de cours. Il enseigne le marketing de croissance, les stratégies d’impact et l’économie circulaire à l’ESSEC Business School, CentraleSupélec, Sciences Po Paris et l’Institut Français de la Mode. Ses étudiants évoquent un professeur rigoureux, mais profondément humaniste. Ils parlent d’un enseignant qui ne cherche pas à impressionner. Il cherche plutôt à éveiller, à donner envie de penser autrement.
Pour lui, la circularité n’est pas une option. C’est une évidence. Elle permet de replacer la matière au cœur du processus créatif et de redonner du sens à la production. Penser la fin de vie dès la conception. Allonger l’usage. Réduire l’impact global. Ces principes deviennent, sous son impulsion, les fondations d’un modèle industriel renouvelé. Néanmoins, il voit dans la mode circulaire bien plus qu’un impératif écologique. Il y voit une opportunité économique, culturelle et géopolitique pour la France et pour l’Europe.
Ce qui frappe chez lui, c’est la cohérence. Il conjugue vision stratégique et sens du réel. Il avance sans emphase, mais avec une détermination tranquille. Il construit sans bruit, mais avec une profondeur qui transforme. Dans un secteur souvent dominé par les effets d’annonce, il incarne une autre voie : celle de la transformation patiente et durable.
À travers CrushON, la Fédération de la mode circulaire et son engagement pédagogique, il contribue à redessiner les contours d’une industrie en quête de sens. Une industrie qui, grâce à des bâtisseurs comme lui, peut espérer retrouver sa créativité, sa responsabilité et sa dignité.


