Le système académique traverse une période de mutation profonde. Les universités, confrontées à une compétition mondiale, se voient contraintes d’adopter des stratégies qui s’éloignent parfois de leur mission première : produire et transmettre le savoir.
La bureaucratisation croissante, la dépendance aux financements privés, la pression des classements internationaux et la précarisation des jeunes chercheurs transforment l’université en profondeur. Dans ce contexte, les titres honorifiques deviennent parfois des outils de stratégie institutionnelle plutôt que des marques de reconnaissance intellectuelle.
Cette dérive n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un ensemble de pratiques qui tendent à privilégier l’image plutôt que la substance, la visibilité plutôt que la rigueur, le prestige plutôt que le mérite. Le risque est clair : l’université pourrait perdre sa vocation intellectuelle au profit d’une logique de marque.
Pour préserver la valeur du savoir, il est essentiel de repenser ces mécanismes, de protéger l’indépendance académique et de redonner sens aux distinctions universitaires.
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