Berlin a accueilli, du 24 au 27 mars 2026, le Sommet mondial annuel des investisseurs en infrastructures, réunissant plus de 3 000 participants issus des principaux centres financiers internationaux. L’événement, désormais incontournable pour les acteurs institutionnels, les fonds spécialisés et les décideurs publics, a confirmé son rôle de plateforme stratégique où se lisent, souvent avant les autres, les grandes inflexions de l’économie mondiale.
Parmi les personnalités présentes, Mark Moseley, Principal chez Moseley Infrastructure Advisory Services, s’est distingué par la qualité de ses analyses et la clarté de ses interventions. Très impliqué dans les travaux du sommet, il a également présidé la dernière journée, marquée par une densité intellectuelle rare. « J’ai eu l’honneur de présider la dernière journée du sommet, et je peux affirmer que l’énergie intellectuelle qui a traversé les quatre jours de discussions n’a jamais faibli. Les interventions ont été aussi stimulantes que parfois dérangeantes, révélant un secteur à la croisée de tensions géopolitiques inédites et d’innovations technologiques qui bousculent nos certitudes les plus fondamentales », a‑t‑il déclaré.
La guerre du Golfe, dont les répercussions continuent de se propager sur les marchés, a naturellement dominé les échanges. Les investisseurs institutionnels se trouvent confrontés à une incertitude profonde : s’agit‑il d’une perturbation conjoncturelle, certes violente mais temporaire, ou d’un choc structurel susceptible de redéfinir durablement les équilibres énergétiques, les flux agricoles et, plus largement, les fondements de la mondialisation ? Cette divergence d’interprétation n’est pas anodine : elle conditionne les stratégies d’allocation, les arbitrages sectoriels et les modèles de résilience que les gestionnaires d’actifs devront adopter dans les années à venir.
Mais c’est la révolution de l’intelligence artificielle qui a donné lieu aux réflexions les plus audacieuses. Loin de se limiter aux enjeux de capacité énergétique ou de développement des centres de données, plusieurs intervenants ont évoqué une transformation plus profonde : la redéfinition même de la finalité des infrastructures. L’un d’eux a résumé ce basculement en une formule saisissante : « Historiquement, nous avons toujours construit des infrastructures pour répondre aux besoins des gens, mais nous pouvons maintenant commencer à construire des infrastructures pour répondre aux besoins des bots. » Derrière cette provocation affleure une réalité stratégique : si l’IA devient un acteur économique autonome, les infrastructures devront intégrer des exigences nouvelles — puissance de calcul, connectivité extrême, automatisation logistique — qui modifieront en profondeur les priorités d’investissement.
Au terme de cette édition 2026, une conviction s’impose : l’infrastructure n’est plus un simple support physique, mais un actif stratégique au cœur des rapports de force géopolitiques et des ruptures technologiques. Le sommet de Berlin a offert un moment de lucidité collective, où les experts ont accepté de regarder en face un monde en recomposition rapide. Par son engagement et la rigueur de ses analyses, Mark Moseley a contribué à éclairer ces enjeux avec une hauteur de vue appréciée des investisseurs comme des décideurs publics.
L’édition 2027 est déjà attendue, tant il est clair que c’est désormais à Berlin que se dessinent, année après année, les contours des infrastructures — et des économies — du futur.






