Face aux polémiques et aux fausses informations circulant sur les réseaux sociaux, la Banque de France a apporté des précisions sur la gestion de son programme de détention de la dette publique.
L’institution précise que la réduction du stock de dette qu’elle détient — passé de 546 milliards d’euros au 31 décembre 2025 à 488 milliards d’euros au 30 juin 2026 — découle d’un processus mécanique et prévisible.
Pourquoi le stock de dette publique diminue-t-il ?
La baisse enregistrée ne provient d’aucune vente active sur les marchés financiers : aucun titre n’a été cédé depuis son acquisition. Cette évolution s’explique par deux facteurs d’ingénierie monétaire :
- L’arrivée à maturité des titres : les obligations détenues arrivent progressivement à leur terme naturel.
- L’arrêt des réinvestissements de la BCE : conformément aux décisions du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, l’Eurosystème ne réinvestit plus les remboursements des titres arrivant à échéance (depuis juillet 2023 pour le programme APP et depuis janvier 2025 pour le programme PEPP).
Une politique monétaire sous le contrôle des institutions
Comme l’a rappelé la BCE, les portefeuilles du programme d’achats d’actifs (Asset Purchase Programme – APP) et du programme d’achats d’urgence face à la pandémie (Pandemic Emergency Purchase Programme – PEPP) se contractent à un rythme mesuré.
La Banque de France s’est dite à la disposition de la Commission des finances de l’Assemblée nationale pour expliquer le fonctionnement de ces opérations de politique monétaire, dans le strict respect de son indépendance





