Le quotidien Le Parisien rapporte le témoignage de parents dont la fille de 10 ans aurait été violée le 10 décembre 2025 dans un foyer de l’aide sociale à l’enfance à Paris. Après une cinquantaine de mises en cause en trois ans, cette affaire illustre à nouveau les intolérables dysfonctionnements des politiques de l’enfance à Paris.
En Conseil de Paris le 17 décembre dernier, la mairie sortante reconnaissait avoir diligenté une mission d’inspection sur l’ASE : où est ce rapport ? Que contient-il ? A défaut d’avoir agi, la mairie de Paris doit désormais rendre des comptes.
Je rappelle que la mairie de Paris a pour responsabilité légale de garantir la sécurité des enfants à l’ASE comme dans le cadre des activités périscolaires. Beaucoup de parents, comme ceux du collectif MeTooEcole que j’ai rencontré, considèrent désormais que leurs enfants ne sont plus en sécurité dans les structures municipales. La confiance est rompue.
Je partage le combat légitime des parents pour la sécurité de leurs enfants à Paris.
Maire de Paris, je mettrai en œuvre quatre priorités pour garantir la sécurité des enfants.
 Première priorité : le screening des personnels.
J’instaurerai un screening systématique et obligatoire des références et du casier judiciaire avant tout recrutement d’un nouvel animateur périscolaire ou d’un agent de l’ASE. Je ferai également scanner l’intégralité des près de 13 000 personnels en poste et renverrai sur le champ les agents concernés par toute irrégularité.
 Deuxième priorité : la formation.
Avec moi, l’accueil des enfants parisiens sera irréprochable : l’ensemble des animateurs sera formé durant deux ans jusqu’au niveau BAFA ou équivalent. Cette formation préparera également à la détection et à la prévention des violences faites aux enfants.
 Troisième priorité : le contrôle.
Je créerai une inspection municipale, chargée de contrôler chaque année 100 % des structures du périscolaire, soit environ 650 sites, afin d’assurer un niveau homogène de sécurité et de qualité dans tout Paris. Ce sera un contrôle continu, organisé de manière inopinée et dont les résultats seront rendus publics après avoir été anonymisés.
Toutes les irrégularités, les manquements hiérarchiques, les défaillances de signalement donneront lieu à des sanctions et des actions correctives. Tout fait pénalement qualifiable sera transmis sans filtre au procureur de la République.
 Quatrième priorité : le recrutement.
J’aurai prioritairement recours à des personnels titulaires, adaptés à des missions aussi importantes pour nos enfants. Le recours massif aux vacataires, qui représentent aujourd’hui trois quarts des effectifs d’animateurs à Paris, fragilise la continuité éducative, limite la formation des équipes et dégrade la qualité comme la sécurité du service public. Pour rompre avec cette logique et recruter des personnels titulaires, je revaloriserai leur métier avec des primes de reconnaissance de l’engagement professionnel pouvant s’élever jusqu’à 500 € et je créerai une véritable filière de l’animation à la mairie de Paris, qui leur offrira des perspectives d’évolution de carrière et de progression. Enfin, je prioriserai les agents municipaux dans l’accès au logement social à Paris, ce qui aidera aussi à résoudre les difficultés actuelles de recrutement.
Il y a urgence à agir. Pour la sécurité de nos enfants. Pour rétablir la confiance avec les parents. Il est temps de mettre fin à l’omerta. Il est temps de mettre fin au silence organisé et à l’inaction. Au-delà des clivages politiques, cela devrait être pour nous tous une urgence absolue.
« La protection des enfants n’est pas une option ni un sujet de communication : c’est une responsabilité absolue. À Paris, je prendrai toutes les décisions nécessaires pour qu’aucun enfant ne soit jamais laissé sans protection. », déclare Pierre-Yves Bournazel candidat à la mairie de Paris.






