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À Arles, Emmanuel Macron célèbre la photographie et un héritage artistique unique

 

 
 

Arrivé mercredi dernier à Arles à bord d’un hélicoptère militaire, le chef de l’État, Emmanuel Macron, accompagné de la ministre de la Culture Françoise Nyssen, a choisi de consacrer son premier déplacement culturel à la cité provençale. Un choix qui n’a rien d’anodin. Avant même de rejoindre le cœur historique, le président s’est rendu sur le site de la Fondation Luma, vaste laboratoire artistique en pleine métamorphose, installé en périphérie de la ville.

Pourquoi Arles ? La réponse tient autant à l’histoire qu’à l’actualité. En 2016, les Rencontres d’Arles, anciennement Rencontres internationales de la photographie, ont attiré plus de 100 000 visiteurs. Fondé en 1970 par le photographe arlésien Lucien Clergue, l’écrivain Michel Tournier et l’historien Jean‑Maurice Rouquette, ce festival estival est devenu l’un des rendez‑vous majeurs de la photographie mondiale.

Chaque été, plus de quarante expositions investissent les lieux patrimoniaux les plus emblématiques de la ville : chapelles, ateliers, cloîtres, friches industrielles. Les Rencontres d’Arles sont ainsi devenues un creuset où se mêlent transmission du patrimoine photographique et émergence de la création contemporaine.

Arles, terre d’artistes et de pionniers

Le président a préféré Arles au Festival d’Avignon, évitant au passage les tensions récurrentes avec les intermittents. Mais surtout, il a choisi une ville dont l’aura artistique dépasse largement ses remparts romains. Arles fut la muse de Vincent van Gogh, qui y peignit La Nuit étoilée, et un refuge pour Pablo Picasso. C’est aussi ici qu’a été créé le premier département de photographie dans un musée français, au musée Réattu, grâce au trio Clergue‑Tournier‑Rouquette.

La première École nationale supérieure de la photographie y a vu le jour, et son nouveau bâtiment, en construction aux Ateliers, témoigne de l’ambition culturelle de la ville.

La tour Gehry, symbole d’un renouveau

Au cœur de cette effervescence, la spectaculaire tour imaginée par Frank Gehry pour la Fondation Luma s’élève peu à peu. Cette structure métallique aux multiples facettes, qui ouvrira en 2019, abritera des espaces d’exposition et de rencontre sur plusieurs milliers de mètres carrés. Pour l’édition 2017 des Rencontres, elle accueille déjà les « archives vivantes » d’Annie Leibovitz, icône américaine de la photographie, dont Emmanuel Macron a tenu à découvrir le travail.

Les Rencontres d’Arles, autrefois festival confidentiel, sont désormais un événement de portée internationale, un lieu où se croisent artistes, collectionneurs, institutions et jeunes talents.

Une impulsion présidentielle

En privilégiant Arles plutôt qu’Avignon, Emmanuel Macron envoie un signal clair : soutenir un festival devenu un véritable tremplin pour la photographie et la création contemporaine. Sa visite, très médiatisée, pourrait bien offrir une nouvelle dynamique à cette manifestation qui, depuis près d’un demi‑siècle, fait rayonner la Provence dans le monde entier.

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