Normalien, docteur en biomathématiques et auditeur de la 49ᵉ Session nationale « Armement & économie de défense » de l’IHEDN, Emmanuel Chiva, figure majeure de l’innovation de défense en France, a consacré sa carrière au développement des technologies stratégiques. Après avoir dirigé une dizaine de start-up spécialisées dans l’intelligence artificielle, la simulation militaire et les technologies duales, il rejoint le ministère des Armées.
Nommé en 2018 directeur de l’Agence de l’innovation de défense (AID) et membre du comité exécutif de la Direction générale de l’armement (DGA), il impulse une dynamique nouvelle dans l’écosystème français de l’innovation : création du Fonds Innovation Défense, lancement de l’initiative prospective Red Team Défense, structuration des filières technologiques critiques. En 2019, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.
En 2022, Emmanuel Chiva devient délégué général pour l’armement, fonction qu’il occupera jusqu’en novembre 2025. Il pilote alors la mise en œuvre du plan pour l’économie de guerre, renforce l’agilité de la DGA, accélère les programmes d’armement et prépare les capacités technologiques indispensables à la souveraineté nationale et à la supériorité technologique française.
Il succède aujourd’hui à Bruno Sainjon, qui dirigeait l’ONERA, le centre français de recherche aérospatiale, depuis mai 2014 et a quitté ses fonctions fin décembre 2025.
À l’occasion de sa prise de fonction comme président-directeur général de l’ONERA, Emmanuel Chiva déclare :
« C’est une grande fierté de prendre la direction d’un organisme scientifique aussi prestigieux que l’ONERA, pierre angulaire depuis 80 ans de l’excellence aérospatiale française, de la recherche aéronautique et de la dissuasion nucléaire. Je tiens à saluer mon prédécesseur, Bruno Sainjon, qui a redressé l’ONERA et sauvé sa grande soufflerie, un outil stratégique menacé d’effondrement. Grâce à lui, l’ONERA affiche un chiffre d’affaires record et a conforté sa place d’acteur scientifique incontournable au service du ministère des Armées, des services de l’État et des industriels de l’aéronautique et du spatial.
J’entends renforcer cette position d’acteur scientifique de référence au service de la France, de son autonomie stratégique et de sa souveraineté technologique. Je souhaite également saluer l’engagement, le sérieux et le talent des scientifiques et de l’ensemble des personnels de l’ONERA. Je viendrai à leur rencontre dès les premières semaines de ma présidence. »






