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Ce que vous devez absolument savoir avant d’acheter de l’or

L’or, témoin de l’histoire économique

Depuis des millénaires, l’or fascine et rassure. Les civilisations antiques l’ont érigé en symbole de puissance et de pérennité ; les banques centrales, jusque dans les années 1970, en ont fait la pierre angulaire du système monétaire international, via l’étalon-or puis les accords de Bretton Woods. Sa démonétisation en 1971 par Richard Nixon a mis fin à ce lien formel, mais le métal jaune n’a jamais cessé d’incarner la valeur refuge par excellence. Chaque grande crise – du krach de 1929 à la crise financière de 2008 – a vu son prix s’apprécier, rappelant son rôle de bouclier face à la défiance monétaire et à l’inflation.

L’or aujourd’hui : un investissement de précaution

Dans le contexte actuel d’instabilité financière, la hausse des cours (+19 % depuis le début de l’année pour le lingot en euros) ravive l’intérêt des épargnants. Mais investir dans l’or ne s’improvise pas. Ce n’est pas un simple achat impulsif : il faut connaître les formes d’investissement, les coûts cachés, la fiscalité, et respecter certaines règles pour éviter les mauvaises surprises.

Les différentes formes d’or

L’acheteur doit choisir entre :

Ce choix est stratégique : l’or physique répond au besoin de protection patrimoniale, l’or papier à une logique plus spéculative ou de diversification boursière.

Coûts et contraintes à anticiper

Investir dans l’or comporte plusieurs charges :

  • Prime à l’achat : environ 3 % pour les lingotins, variable selon la demande.
  • Stockage : coffre bancaire, société spécialisée ou conservation personnelle, chacun avec ses coûts et risques.
  • Frais de transaction : lors de la revente, à intégrer dans le calcul de rentabilité.

Ces éléments peuvent réduire la performance de l’investissement si l’on ne raisonne pas à moyen ou long terme.

La fiscalité de l’or

L’or d’investissement bénéficie d’une exonération de TVA, mais il est imposé lors de la revente :

  • Taxe forfaitaire sur les métaux précieux (11 % + 0,5 % CRDS), simple mais lourde si la plus-value est faible.
  • Régime des plus-values : plus favorable pour les détentions longues grâce à un abattement progressif et une exonération totale après 22 ans.

Cette dimension fiscale incite à envisager l’or comme un placement de long terme, non comme un instrument de spéculation rapide.

Sécurité, traçabilité et prévention des fraudes

Le marché de l’or attire aussi les contrefacteurs. Il convient de :

  • Privilégier des revendeurs certifiés (LBMA, COMEX).
  • Exiger une traçabilité complète des lingots et pièces.
  • Éviter les transactions anonymes ou les offres trop alléchantes.
  • Respecter la loi : depuis 2011, tout achat auprès d’un professionnel doit être réglé par chèque ou virement.

Quand acheter de l’or ?

Le bon moment pour acheter n’existe pas : mieux vaut adopter une stratégie disciplinée, par achats réguliers (dollar-cost averaging), qui lisse la volatilité des cours. Les grands déterminants – inflation, politique monétaire, tensions géopolitiques – sont à surveiller pour ajuster sa stratégie patrimoniale.

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