Accueil / Politique / Samedi noir pour la France mais la République ne doit pas trembler Par Philippe Moreau

Samedi noir pour la France mais la République ne doit pas trembler Par Philippe Moreau

Philippe Moreau, maire de Nogent-sur-Vernisson, exprimant son inquiétude face aux dérives symboliques et à la mise en scène du chaos.

Dimanche, à la boulangerie, j’ai pris le temps d’échanger. J’y ai entendu de la peur, de l’incompréhension, de la colère, mais aussi des interrogations légitimes sur les responsabilités de nos dirigeants.

Devant la maison du peuple, la maison de la République, lieu où l’on accueille, où l’on écoute, où l’on aide les plus fragiles et où l’on cherche des solutions pour tous.

Lorsqu’une mairie brûle, ce ne sont pas seulement des murs qui partent en fumée : c’est un symbole de notre démocratie que l’on attaque.

J’adresse toute ma solidarité à mes collègues élus, aux agents mobilisés et aux commerçants dont certains ont tout perdu. Je leur souhaite la force de reconstruire, sans jamais renoncer à ce que nous représentons.

Oui, la colère sociale existe. Oui, la vie chère et les difficultés de nombreuses familles appellent des réponses. Mais comment accepter que ces préoccupations légitimes soient reléguées au second plan par des casseurs et des violences qui détruisent le quotidien de ceux qu’ils prétendent défendre ?

Il faut appeler les choses par leur nom. Cette forme d’anarchie, portée par des individus qui veulent imposer leur loi par la violence, n’a rien d’un combat pour la justice. Lorsque des groupes issus de l’ultra-gauche s’en prennent aux institutions, aux commerces, aux forces de l’ordre et aux pompiers, il faut avoir le courage de le dénoncer clairement.

Un casseur est un délinquant. Ceux qui organisent, encouragent ou commanditent ces actes doivent, lorsque leur responsabilité est établie, être identifiés, poursuivis et sanctionnés avec toute la fermeté nécessaire.

Je veux également le dire avec force : je soutiens pleinement nos policiers, nos gendarmes et nos pompiers. Ils interviennent pour protéger les Français, parfois au péril de leur vie. Les pompiers attaqués alors qu’ils combattent les incendies, les policiers pris pour cibles alors qu’ils rétablissent l’ordre : voilà une inversion des valeurs que nous ne pouvons pas accepter.

La police ne tue pas : sa mission est de protéger. Les éventuels manquements seront être examinés par la justice, mais ils ne sauraient servir de prétexte pour jeter le discrédit sur l’ensemble de nos forces de l’ordre. Nos policiers et nos gendarmes méritent notre respect, notre soutien et une autorité politique qui assume de les défendre.

Ne nous trompons pas de combat. La colère ne donne aucun droit de brûler. La contestation ne donne aucun droit de piller. Et aucune idéologie ne donne le droit de s’attaquer à la République.

On ne négocie pas avec nos libertés. On ne transige pas avec l’État de droit. Et on ne laisse pas la loi de la rue prendre le dessus sur celle de la Nation.

En tant que maire, je continuerai à défendre nos concitoyens, nos libertés et l’autorité de la loi. Sans faiblesse, sans esprit de vengeance, mais avec une détermination absolue.

Face à ceux qui veulent intimider la République, notre réponse doit être claire : nous ne céderons pas.

Vive la République !
Vive la France !

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You don't have permission to register
error: Content is protected !!