La richesse mondiale a connu une progression spectaculaire en 2025. Selon le Global Wealth Report 2026 d’UBS, relayé par plusieurs médias économiques, près d’un million de nouveaux millionnaires sont apparus en une seule année. Une accélération historique, portée par la bonne tenue des marchés financiers, l’envolée des valeurs technologiques et l’essor de l’intelligence artificielle.
La richesse personnelle mondiale a bondi de +10,8 %, son rythme le plus rapide depuis 2017. Les ménages exposés aux actions, aux fonds financiers et à certains segments immobiliers ont vu leurs portefeuilles grimper. Cette dynamique confirme une tendance structurelle : la création de richesse dépend de plus en plus de la capacité à détenir des actifs valorisés. Autrement dit, ceux qui sont connectés aux marchés profitent pleinement des cycles haussiers.
Les États-Unis restent le principal moteur de cette expansion. L’IA, les géants technologiques et la solidité des indices américains ont dopé les patrimoines les plus élevés. D’autres régions du monde ont également bénéficié de cette dynamique, mais avec des écarts importants selon les devises, la structure des patrimoines et l’exposition aux marchés.
Pourtant, derrière cette explosion du nombre de millionnaires, une réalité plus contrastée apparaît. UBS souligne que la richesse reste très concentrée. L’écart entre richesse moyenne et richesse médiane montre que les gains ne sont pas répartis uniformément. Une partie importante de la population mondiale reste en marge de cette progression, avec des patrimoines fragiles ou stagnants. La hausse globale masque donc des réalités sociales très différentes.
Cette multiplication des millionnaires illustre le poids croissant des marchés financiers dans la formation des patrimoines. Les ménages dépendants du revenu du travail profitent beaucoup moins de ces cycles. Pour les prochaines années, l’évolution des taux d’intérêt, des Bourses mondiales et des prix de l’immobilier sera déterminante pour mesurer la poursuite — ou l’essoufflement — de cette dynamique.
La richesse mondiale progresse, mais les inégalités économiques, elles, continuent de se creuser.






