Au moment où la France redécouvre l’importance stratégique de ses territoires ruraux, le Cercle Nos Campagnes propose une lecture neuve de la ruralité : non plus un espace relégué, mais un pilier de l’équilibre national. Sous l’impulsion de Thierry Coste, dont la connaissance du terrain confère au mouvement une profondeur rare, s’esquisse une véritable reconquête culturelle et politique des campagnes françaises, fondée sur la fierté, l’innovation et la réhabilitation du regard porté sur la France rurale.

Rares sont les initiatives qui parviennent à redonner de la cohérence à un pays traversé par des lignes de fracture aussi profondes que les nôtres. Le Cercle Nos Campagnes fait partie de ces entreprises intellectuelles qui, sans bruit, réintroduisent dans le débat public une dimension essentielle : la place de la ruralité dans l’équilibre national. À l’heure où la France semble hésiter sur son propre récit, cette démarche offre une respiration, une profondeur, une continuité.
Au centre de cette dynamique, Thierry Coste occupe une position singulière. Délégué général du Cercle, il incarne cette intelligence du terrain qui manque tant aux discours contemporains. Sa connaissance de la France rurale n’a rien d’un savoir livresque : elle procède d’une fréquentation patiente, d’une écoute attentive, d’une fidélité aux hommes et aux métiers qui façonnent les territoires. Chez lui, la ruralité n’est jamais un décor ; elle est une réalité humaine, économique, culturelle, dont il saisit les nuances avec une précision rare.
La démarche du Cercle s’articule autour d’une ambition claire : réhabiliter la ruralité comme l’un des fondements de la nation. Non pas en la sanctuarisation, mais en la replaçant dans son rôle véritable. Redonner fierté à ceux qui vivent et travaillent dans les campagnes constitue le premier axe. Une fierté discrète, presque silencieuse, mais essentielle pour restaurer la confiance d’un monde souvent relégué aux marges du débat public.
Vient ensuite la volonté de mettre en lumière les réussites, les innovations, les savoir‑faire qui irriguent les territoires. Sous l’impulsion de Thierry Coste, cette mise en valeur échappe à la tentation folklorique. Elle montre une ruralité moderne, inventive, capable de conjuguer tradition et transformation. Une ruralité qui ne demande ni compassion ni condescendance, mais une reconnaissance lucide de sa contribution au pays.
Le troisième axe, sans doute le plus stratégique, concerne la reconquête des relais d’opinion. Le terme peut surprendre, mais il traduit une réalité : la ruralité a été progressivement évincée des grandes narrations nationales. La réintroduire dans le champ médiatique, politique et intellectuel n’a rien d’un geste identitaire ; c’est une nécessité démocratique. Thierry Coste, qui connaît les mécanismes de l’influence autant que les réalités du terrain, sait que cette reconquête ne peut être que patiente, argumentée, fondée sur des faits.

Les chiffres, d’ailleurs, rappellent l’évidence : 88 % des communes françaises comptent moins de 2 000 habitants, 22 millions de personnes vivent dans les territoires ruraux, et ces territoires couvrent 91 % du pays. La ruralité n’est pas une périphérie : elle est la trame même du territoire national. L’oublier, c’est se condamner à une vision amputée de la France.
Dans un moment où la nation cherche à renouer avec elle‑même, la voix de Nos Campagnes — et, en son sein, celle de Thierry Coste — apporte une tonalité singulière : ferme sans être agressive, lucide sans être désabusée, exigeante sans être doctrinaire. Elle rappelle que la ruralité n’est pas un passé à préserver, mais un avenir à construire ; qu’elle n’est pas un problème, mais une ressource ; qu’elle n’est pas un décor, mais un pilier.
Regarder la France dans toute son étendue, dans toute sa diversité, dans toute sa profondeur : telle est, au fond, la proposition du Cercle Nos Campagnes. Une proposition simple, presque évidente, mais dont la portée dépasse largement la ruralité elle‑même. Elle touche à ce que la France a de plus précieux : sa capacité à se penser comme un tout, et non comme une juxtaposition de mondes qui s’ignorent.






