L’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro par les États‑Unis, dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ont bouleversé le paysage politique vénézuélien et relancé avec force la question de sa succession. Cette opération militaire, immédiatement condamnée par plusieurs acteurs internationaux, dont le Parti communiste français, marque un tournant majeur dans la crise vénézuélienne et ouvre une période d’incertitude profonde. Dans ce contexte, les interrogations sur qui pourrait succéder à Maduro deviennent centrales pour comprendre l’avenir du pays.
Une intervention qui rebat les cartes
Selon les premières informations, l’intervention américaine a touché plusieurs zones du pays, provoquant des scènes de panique et un risque d’escalade régionale. Le PCF a dénoncé une « violation flagrante de la souveraineté du Venezuela » et une opération s’inscrivant dans une longue série d’ingérences : sanctions économiques, pressions diplomatiques, tentatives de déstabilisation et désormais recours à la force militaire. Cette situation crée un vide politique inédit, dans un pays déjà fragilisé par des années de crise économique, sociale et institutionnelle.
Un paysage politique fragmenté et sous tension
La question de la succession de Maduro ne peut être dissociée de l’état de fragmentation de la scène politique vénézuélienne. L’opposition, affaiblie par des divisions internes, tente de se réorganiser, tandis que certaines figures émergent comme des alternatives potentielles. Cependant, plusieurs analystes soulignent que les forces armées, les élites économiques proches du pouvoir et les factions internes du PSUV joueront un rôle déterminant dans toute transition politique.
Le rôle des acteurs internationaux
L’avenir du Venezuela dépendra aussi des réactions internationales. L’intervention américaine, perçue par certains comme une tentative de changement de régime, pourrait entraîner des repositionnements diplomatiques majeurs. Des pays comme la Russie, la Chine, Cuba ou l’Iran — alliés traditionnels de Caracas — pourraient chercher à peser sur la transition. Dans ce contexte, la question de qui gouvernera le Venezuela après Maduro dépasse largement les frontières du pays.
Une société en quête de stabilité
Au‑delà des enjeux géopolitiques, la population vénézuélienne aspire avant tout à une amélioration de ses conditions de vie. L’effondrement économique, l’exode massif et la dégradation des infrastructures ont créé une situation humanitaire critique. Les événements récents risquent d’aggraver cette crise, comme le souligne le PCF, qui évoque un risque accru de destructions, de pertes civiles et d’instabilité régionale.
Quels scénarios pour la succession ?
Plusieurs scénarios sont évoqués par les spécialistes de la politique vénézuélienne :
- Une transition interne au chavisme, menée par une figure du PSUV cherchant à stabiliser le pays.
- L’émergence d’un leader de l’opposition, si un consensus national et international se forme autour d’une transition négociée.
- Une période de gouvernement provisoire, soutenue par des acteurs internationaux, dans l’attente d’élections.
- Un scénario de fragmentation, où plusieurs centres de pouvoir coexistent dans un contexte de crise prolongée.
Aucun de ces scénarios n’est certain, mais tous montrent que l’avenir du pays reste ouvert et profondément incertain.
Un tournant historique
La succession de Nicolás Maduro, désormais arrêtée dans des conditions exceptionnelles, ouvre une nouvelle phase de la crise vénézuélienne. Entre pressions internationales, recompositions internes et aspirations populaires, le Venezuela se trouve à un moment charnière. L’enjeu n’est pas seulement de savoir qui succédera à Maduro, mais de déterminer si le pays pourra engager une transition pacifique, souveraine et durable.







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